Cliché C. Grivaud

En présence de plusieurs membres de l’association des Rescapés de Montluc, a été inauguré au cœur du quartier lyonnais de la Croix Rousse, le verger Simone Charret  (1923 -2023).

Son fils, Pascal Charret, a fait rappel de l’engagement patriote de sa mère. Entrée dans la vie active, dès l’âge de 13 ans, comme sténotypiste, elle s’engage en 1943 dans la Résistance et rejoint l’Armée secrète. Sous le pseudonyme de Colette, elle mène des missions variées : transport de documents stratégiques et de messages codés, organisation d’opérations de parachutage, dactylographie des comptes-rendus de réunions au sein du maquis.

Arrêtée à Paris, en mai 1944, par la Gestapo, sur dénonciation, elle est emprisonnée, interrogée et torturée durant 26 jours, avant d’être transférée à la prison pour femmes de la Petite-Roquette, puis à la caserne des Tourelles, d’où elle échappe de peu à la déportation à la faveur de la Libération de la capitale en août.

Elle poursuivra son engagement en rejoignant le cabinet du général De Gaulle, au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qui recherchait une sténotypiste. Après le départ du Général du gouvernement, elle deviendra la secrétaire du sénateur du Rhône, André Lassagne, figure de la Résistance lyonnaise et compagnon de Jean Moulin puis fera fonctions d’assistante parlementaire de son mari, Édouard Charret, ancien membre du mouvement Franc-Tireur, député du Rhône de 1951 à 1973.

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