Dimanche 25 janvier 2026 – 11 heures
Mémorial de la Shoah – Place Carnot – Lyon (2e)
Commémoration du 81e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau
Organisée par l’Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute Silésie
L’album du 80e anniversaire
Acquérez l’album du 80e anniversaire des Rescapés de Montluc.
576 clichés noir et blanc ou couleur, en 176 pages sur papier glacé, témoins des grands et petits moments de l‘association porteuse, depuis 1944, de la mémoire des internés de la prison gestapiste, victimes du fanatisme nazi.
Vous pouvez passez commande en suivant ce lien au prix de 16 €uros l'exemplaire. Vous pouvez choisir l'expédition par voie postale (+ 10 € de frais de port par exemplaire) ou le retrait lors des permanences hebdomadaires aux Archives départementales du Rhône.
11 adhérents sont présents, 6 sont excusés.
Les personnes présentes signent une carte de vœux pour Andrée Gaillard.
Dernier Conseil d’orientation du Mémorial : M. Papillon, représentant Mme la directrice nationale de l’ONACVG ne répond pas aux demandes du président de l’ARM concernant l’attribution d’une cellule pour honorer la mémoire de deux internés (un poilu et une veuve de la guerre de 14/18) ; la mémoire oubliée de 3 compagnons de la Libération sur les 11 qui ont été internés à Montluc, et la demande de compléter le panneau concernant Jean Moulin qui ne comporte qu’une quinzaine de lignes seulement.
Comme chaque année à pareille époque, l’association a rappelé la mémoire des 32 internés de la prison gestapiste de Montluc décédés dans ses murs en 1943 et 1944. Une minute de silence a été observée devant la plaque apposée par les Rescapés, sur le mur de l’enceinte pénitentiaire, au lendemain de la guerre.
On trouvera ci-après, la liste des défunts et les notices biographiques de deux d’entre eux : Marcel Boneim et Jean Chardard.
En présence de plusieurs membres de l’association des Rescapés de Montluc, a été inauguré au cœur du quartier lyonnais de la Croix Rousse, le verger Simone Charret (1923 -2023).
Son fils, Pascal Charret, a fait rappel de l’engagement patriote de sa mère. Entrée dans la vie active, dès l’âge de 13 ans, comme sténotypiste, elle s’engage en 1943 dans la Résistance et rejoint l’Armée secrète. Sous le pseudonyme de Colette, elle mène des missions variées : transport de documents stratégiques et de messages codés, organisation d’opérations de parachutage, dactylographie des comptes-rendus de réunions au sein du maquis.
Les membres et amis des Rescapés de Montluc ont appris avec tristesse le décès de Mme Marie-Béatrice Desgeorge- Dusault, décédée à Paris, dans sa 100e année. Elle était la doyenne de l’association où elle se signalait par sa curiosité intellectuelle, son intelligence vive et sa chaleur humaine.
Notice biographique due à la plume du président Bruno Permezel
Marie-Béatrice Desgeorge-Dusault, doyenne des adhérents de l'Association des rescapés de Montluc, est décédée le 25 octobre 2025 à Paris.
En pleine possession de ses brillantes facultés intellectuelles, l'esprit empli de projets, toujours curieuse de ses semblables, des développements de l'actualité, Marie-Béatrice s'apprêtait avec étonnement, non sans humour et «légèreté», à fêter le 14 février 2026 ( jour de la saint - Valentin) ses 100 ans.
Marie-Béatrice était la fille aînée de Henri Desgeorge ( sans s final !), né en 1897 à Lyon, engagé volontaire en 1914 pour combattre pendant toute la guerre - élève de classe terminale, il avait, comme d'autres, triché sur ses 17 ans pour être incorporé. De la promotion 1919 de l'École spéciale militaire de Saint - Cyr, à la déclaration de guerre Henri Desgeorge était capitaine en poste à l'état - major de la quatorzième région militaire ( place Carnot, à Lyon ). Consécutivement à la signature de la l'armistice, il fut, pour la région de Lyon, l'un des artisans de la mise en fonction du Service du camouflage du matériel militaire ( CDM), organisation militaire clandestine de récupération de véhicules militaires, de carburants et d'armements, dont les parcours de ses membres : André Frossard et Francis Gagneraud, dans une cellule du Mémorial de Montluc, évoquent l'action.
Chef régional du CDM, depuis 1942 – à la suite du lieutenant-colonel Planet –, Henri Desgeorge fut le 19 octobre 1943 arrêté à Villeurbanne ( cours Tolstoï). Pendant des semaines interné, «questionné» au siège lyonnais de la Gestapo (placé dans une chambre, avenue Berthelot ), puis à la prison de Montluc, il fut transféré au camp de transit de Compiègne – Royallieu. Successivement déporté à Buchenwald et à Dora, au Kommando de Gusen, il fut libéré le 11 avril 1945 (il décéda en 1970 à Lyon).
Peu de temps après avoir fêté ses 18 ans, mineure émancipée grâce à l'intervention de l'un de ses grands-oncles paternels ( sa mère n'ayant, par la loi en vigueur, pas la capacité juridique de le faire, son père étant déporté ), Marie-Béatrice Desgeorge put au printemps 1944 épouser à Lyon le lieutenant Roger Mollard (né en1921). Saint-Cyrien en congé d'armistice, il agissait clandestinement dans le cadre du CDM au côté de son père, le commandant Émile Mollard ( chef national du CDM).
Passés 15 jours, son mari fut arrêté par la Gestapo au cours d'une mission à Clermont – Ferrand. Interné au camp de transit de Compiègne-Royallieu, déporté à Buchenwald, il y retrouva son beau-père, lui apprit son mariage avec sa fille aînée.… Au cours d'une marche forcée «de la mort», épuisé, Roger Mollard fut en bord de route par un SS sommairement abattu en avril 1945 . Agente du CDM (pour avoir seulement «fait son devoir», jamais elle ne voulut être homologuée), à l'âge de 19 ans et 2 mois, Marie-Béatrice devint «veuve de guerre».
Avec elle, disparaît l'une des dernières veuves de résistant français. Si elle était peut - être la plus jeune survivante en 2025, assurément elle fut en 1945 parmi les plus jeunes.
Traductrice à Paris, elle se remaria en 1960 avec Alain Dusault, eut un fils puis une fille. Fort atteinte au cours de sa vie par une succession de drames ( dont le décès de son unique fils au cours d' un incendie ), toujours, avec son paisible sourire, elle affirmait avoir eu la chance, malgré tout, d'avoir eu une très belle vie, une existence fort intéressante. À plus de 80 ans, avec succès elle avait soutenu un mémoire de maîtrise en Histoire sur la Résistance de l'Église confessante en Allemagne. L'an dernier, à nouveau elle avait à ses camarades de résidence fait une conférence, dont le sujet était le pasteur allemand Dietrich Bonhoeffer, membre de l'Église confessante, assassiné par les nazis. Ces derniers temps, elle projetait d'en bientôt faire une sur un autre thème.
Par ses parents, pendant l'Occupation Marie-Béatrice avait rencontré Denyse Clairouin (Parisienne, brillante traductrice littéraire, découvreuse de Graham Greene, poétesse reconnue, chef adjointe du Réseau Mithridate, arrêtée en octobre 1943 à Lyon, internée à Montluc, déportée à Ravensbrück, morte en 1945 à Mauthausen ). Grâce à ses recherches, des contacts furent établis avec des membres de la famille Clairouin dans le cadre de la demande d'attribution d'une cellule à Montluc formulée par l'Association
En fauteuil roulant, le 3 décembre 2024, elle avait tenu à être présente en mairie de Paris 7, pour l'inauguration de l'exposition de l'Association.
Les funérailles auront lieu vendredi 31 octobre à 15 heures à la maison de retraite Marie-Thérèse située 277, boulevard Raspail. ( station Denfert- Rochereau/ ligne 6 fermée pour travaux). Il serait bien que des membres de l'antenne parisienne représentent l'Association. Retenu à Lyon par une contrainte médicale, je ne pourrai être présent.
Bruno Permezel
Le conseil d’administration de l’association des Rescapés de Montluc (ARM) s’est réuni dans l’enceinte du mémorial national, le lundi 6 octobre 2025.
Animée par son président Bruno Permezel, cette séance de travail a donné lieu à divers et fructueux échanges sur la vie de l’association et ses projets de manifestations futures.
A l’occasion des 42e journées européennes du Patrimoine, au Mémorial national de la prison de Montluc, les samedi 20 et dimanche 21 septembre 2025, l’association des Rescapés a tenu un stand de présentation de ses publications et d’information sur ses activités.
Des visiteurs du site ont pu découvrir le travail de mémoire trop méconnu qu’accomplit quotidiennement l’association, depuis plus de quatre-vingts ans.
Merci aux sociétaires qui ont participé à cette utile opération de communication : Charlotte Bognon, Nicole Janin, Séverine Mérat, Chantal Morel, Henri Neimark, Gérard Rambaud, Olivier Rivière, Claude Sommer et Colette Zedermann.








